Orphée, une auto nous l'a tuée !
Publié le 26 Novembre 2013
Fin mars j'écrivais mon plaisir d'avoir trouvé, dans une trappe de capture, Orphée que nous avions fait stériliser et identifier en 1998. Une visite et un check-up complet chez notre vétérinaire avaient confirmé qu'elle allait bien.
Un détartrage, deux dents abîmées enlevées, un vermifuge... un petit séjour en cage et je l'avais rendue à la vie qu'elle connaissait depuis 15 ans dans le parc de Bligny. Comme d'habitude j'avais hésité mais devant sa détermination à rester "sauvage", je l'avais relâchée.
Hier, au cours de son passage à Bligny, pour y nourrir nos chats, Christophe a appris la triste nouvelle : Orphée est morte, heurtée par une voiture dans le parc de Bligny où les véhicules devraient rouler lentement ... C'est un centre hospitalier tout de même !
Au delà de la tristesse que procure une telle nouvelle, je me dis qu'au fond elle a eu de la chance puisque des personnes, témoins de l'accident, l'ont ramassée ... Elle est morte dans les bras de gens compatissants. Je ne sais pas qui ils sont mais s'ils lisent ce blog, ils sauront que je les remercie du fond du coeur.
Qu'est-il advenu d'elle ? A-t-elle été enterrée quelque part dans le parc... si c'est le cas, elle donnera peut-être naissance à une fleur, une jolie plante ...
Le sort de la plupart des chats "libres" c'est de "crever" en silence, en souffrances et en toute discrétion après avoir traîné une maladie douloureuse, une plaie qui n'aura jamais été soignée. La liberté est à ce prix. La liberté pour ces chats est un pis-aller.
Hier a été une bien mauvaise journée...
Le 26 octobre je vous ai raconté le sauvetage de trois chats -photos à l'appui- enfermés dans un sous-sol de Bligny, sans nourriture et sans eau. Après avoir capturé un probable dernier chaton le 20 octobre, j'étais retournée chaque jour, pendant une semaine, dans ce sous-sol pour vérifier l'état de mes "gamelles-témoins". Rien n'était plus mangé. J'ai cessé mes visites et puis, il a fallu mettre en place des abris de fortune pour nos chats privés du confort relatif des vides sanitaires puisqu'ils ont tous été grillagés. Le travail que nous donnent nos chats ne laisse pas beaucoup de répit.
L'idée que d'autres chats avaient tout de même pu rester enfermés, tellement apeurés qu'ils sont restés longtemps cachés, ne m'a pas complètement quittée. Lundi c'est Brigitte qui s'est rendue dans ce sous-sol/prison. Elle a constaté que les deux gamelles (croquettes et eau) sont VIDES ! Les questions qui me taraudent : quand la dernière croquette a-t-elle été mangée, quand la dernière goutte d'eau a-t-elle été bue, y a-t-il encore un ou des chats vivants dans ce lieu ? Hier Christophe a rechargé les gamelles et la surveillance reprend...