Chat martyrisé, l'auteur jugé le 14 janvier...
Publié le 12 Janvier 2014
C'est d'un fait divers particulièrement sordide dont je veux vous parler aujourd'hui. Dans la nuit du 22 au 23 octobre 2013 le gérant d'une pizzeria : "Pizzeria du Château" à Brissac-Quincé dans le Maine et Loire, excédé qu'il était par des chats errants qui tentaient de se nourrir dans les poubelles de son restaurant, a arrosé de déboucheur pour les canalisations, le chat qu'il venait de capturer et l'a ainsi laissé souffrir toute la nuit dans une cage !
Le déboucheur en question c'est majoritairement de la soude caustique. Qui peut imaginer les souffrances que ce pauvre chat a endurées toute la nuit ? Ce sont les employés de la pizzeria qui l'ont trouvé au matin en venant prendre leur service. Ils ont alerté la Gendarmerie. La malheureuse victime a été conduite à la SPA d'Angers et du Maine et Loire où le vétérinaire n'a pu qu'abréger ses souffrances en l'euthanasiant.
Quand j'ai eu connaissance de cet acte de cruauté, j'ai voulu vérifier son authenticité et j'ai lu la confirmation dans le quotidien Ouest-France du 25 octobre. Le rédacteur indique que le chat a été "anesthésié". Il faut lire "euthanasié".
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Angers. Au tribunal pour avoir torturé un chat à Brissac-Quincé
Excédé par les nombreux chats qui rodaient autour de son établissement, ce restaurateur avait décidé de les piéger. Il s'était même vanté devant ses employés de les torturer. Dans la nuit...
http://www.ouest-france.fr/angers-au-tribunal-pour-avoir-torture-un-chat-brissac-quince-1648757
L'auteur des faits est Frédéric Taillefert, un homme de 51 ans. Même si la presse le désigne comme "l'auteur présumé des faits", sa culpabilité ne fait aucun doute puisqu'il a lui même reconnu les faits.
C'est après demain mardi qu'il comparaîtra devant le Tribunal de Grande Instance d'Angers. Les Fondations Brigitte Bardot et 30 Millions d'Amis se sont constituées parties civiles.
Notre association, comme d'autres, a envoyé un courrier au Juge qui présidera cette séance pour demander que la peine maximum prévue pour de tels actes soit prononcée à l'encontre de cet écoeurant personnage.
<<Article 521-1
Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.
En cas de condamnation du propriétaire de l'animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal statue sur le sort de l'animal, qu'il ait été ou non placé au cours de la procédure judiciaire. Le tribunal peut prononcer la confiscation de l'animal et prévoir qu'il sera remis à une fondation ou à une association de protection animale reconnue d'utilité publique ou déclarée, qui pourra librement en disposer.
Les personnes physiques coupables des infractions prévues au présent article encourent également les peines complémentaires d'interdiction, à titre définitif ou non, de détenir un animal et d'exercer, pour une durée de cinq ans au plus, une activité professionnelle ou sociale dès lors que les facilités que procure cette activité ont été sciemment utilisées pour préparer ou commettre l'infraction. Cette interdiction n'est toutefois pas applicable à l'exercice d'un mandat électif ou de responsabilités syndicales.
Les personnes morales, déclarées pénalement responsables dans les conditions prévues à l'article 121-2 du code pénal, encourent les peines suivantes :
- l'amende suivant les modalités prévues à l'article 131-38 du code pénal ;
- les peines prévues aux 2°, 4°, 7°, 8° et 9° de l'article 131-39 du code pénal.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.
Est punie des peines prévues au présent article toute création d'un nouveau gallodrome.
Est également puni des mêmes peines l'abandon d'un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l'exception des animaux destinés au repeuplement.>>
Ce bourreau de chat n'a pas eu juste un mouvement d'humeur, non il est allé dormir tranquillement après avoir accompli son forfait. Il mérite une peine exemplaire ! Personnellement j'aimerais bien l'arroser à son tour du même produit ou le condamner à boire un cocktail à base de soude caustique, vous savez, la Loi du talion, une des plus anciennes lois existantes qui consiste en la juste réciprocité du crime et de la peine.
Vous avez bien lu plus haut, deux ans d'emprisonnement ET 30 000 € d'amende !
C'est le tarif prévu par la Loi mais quel Juge va prononcer une telle sentence ? Les prisons sont pleines et notre Garde des Sceaux recommande des peines alternatives à l'emprisonnement, elle vient de faire "le pari de l'intelligence collective" ! (sic). Quant à espérer le "faire cracher au bassinet" on peut toujours rêver !
Il sera insolvable car étant donné la publicité faite à sa pizzeria (Sarl unipersonnelle) dont il est le gérant, il est probable que plus personne ne s'y aventure. D'ailleurs les commentaires des clients qui ont fréquenté cet établissement avant le mois d'octobre sont des plus dissuasifs.
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Réforme de la justice : Taubira fait "le pari de l'intelligence collective"
La ministre de la Justice insiste, dans un entretien au Parisien, sur sa volonté de "repenser le système judiciaire dans sa globalité". La garde des Sceaux Christiane Taubira explique faire "le ...
Les délinquants n'ont rien à faire en prison ! na !
Certes Frédéric Taillefert est immonde mais ceux qui sont à l'origine de l'errance des chats, qui laissent leurs chats se reproduire sans assumer la charge des chatons, n'ont-ils pas aussi une part de responsabilité dans tous les actes de cruauté commis sur les chats "errants" car hélas, ce fait divers n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.