Calomnie !!
Publié le 29 Octobre 2015

La calomnie est une « critique injustifiée et mensongère, inventée avec le dessein de nuire à la réputation ou à l’honneur ». La calomnie est une façon d'haïr quelqu'un en utilisant par exemples des mensonges pour briser sa réputation et faire du mal à quelqu'un intentionnellement par méchanceté.(source Wikipédia)
Cette définition de la calomnie illustre parfaitement le problème dont je me sens obligée de vous entretenir aujourd'hui.
Il y a des personnes mal dans leur vie, plus ou moins déséquilibrées qui choisissent une cible et n'ont de cesse de l’agresser. Je ne m'étendrai pas sur le dysfonctionnement comportemental de ces personnes qui est du domaine de la psychiatrie. Depuis quelque quinze ans je suis la "bête noire" d'une telle personne de mon village.
Un exemple : tout récemment elle est venue introduire des feuilles mortes et souillées dans ma boite à lettres, une autre fois se sont des détritus échappés d'une poubelle du voisinage qu'elle a coincés sous les essuie-glaces de ma voiture. Pour être déplaisants ces comportements ne portent pas à conséquence. Cette personne est finalement plus à plaindre qu'à blâmer.
Cependant elle ne fait pas que commettre des actes insensés, elle parle, elle écrit ! Ses discours haineux, quand ils concernent mes activités de protection animale, sont de nature à porter préjudice à notre association dont je suis la fondatrice et présidente depuis 1990. C'est la raison de ce post inhabituel d'aujourd'hui.
De façon récurrente, notre déséquilibrée assène que je suis le mal, alors qu'elle illustre le bien ! Toujours selon elle, je manipule nos adhérents, je détruits les gens ! D'ailleurs, dit-elle, elle a constitué des dossiers sur moi !
En 2008, ces fameux dossiers lui ont servi, un jour de réunion publique en Mairie, à m'agresser physiquement. En hurlant que "cette sale bonne femme lui pourrit la vie" (sic) elle m'a frappée.
Cette nouvelle violence m'a décidée à déposer une plainte auprès du Procureur de la République d'Evry. Le dossier bien étayé par des témoignages et la copie de plusieurs écrits haineux, a été classé sans suite. Avec cet avis de classement j'ai appris par le TGI que : "Un avertissement solennel a été donné à l'auteur de l'infraction qui a été informé que les poursuites pourraient être reprises en cas de renouvellement des faits."
J'ai parfois entendu, au milieu de ses cris, le nom d'une de mes victimes : "la pauvre Madame Hasson"
Ce nom m' a éclairée sur le cheminement mental qui construit ses délires. D'un fait réel dont elle entend une bribe, elle brode, elle enjolive.
Parmi les suiveurs de ce blog, beaucoup me connaissent et vont sourire de cette histoire abracadabrantesque, mais d'autres, influençables, pourraient accorder du crédit à ces élucubrations Je vais donc vous parler de la "pauvre Madame Hasson". qui fut Présidente de la Confédération Nationale <Défense de l'Animal> jusqu'à l'année dernière et par là, vous parler de mes activités dans le domaine de la protection animale. .
En 1983, habitant notre campagne depuis quatre ans j'ai eu une raison de me rendre dans un refuge pour animaux. Cette visite a été l'élément déclencheur de "mon entrée en protection animale" et cette cause est devenue la mienne. J'ai consacré beaucoup de temps à apprendre tout ce qui s'y attache. Dès 1987, Madame Hasson pour laquelle j'avais une grande admiration m'a proposé de rejoindre le Conseil d'administration de la Confédération Nationale, ce que j'ai accepté avec plaisir. Rapidement c'est le Bureau que j'ai intégré. J'ai participé à toutes les réunions, tous les Congrès, à la rédaction des dossiers de presse...
Dans les mois qui ont suivi le Congrès de Montpellier, une petite délégation de la Confédération Nationale était invitée par la RSPCA (Société anglaise) et la SPCA (Société écossaise) qui nous avaient fait l'amitié de leur présence à Montpellier.
A force d'apprendre et d'être confrontée à des situations complexes je me suis aperçue que la Présidente n'avait pas toujours raison. Il faut savoir que le Conseil de la Confédération était et est toujours composé de 12 membres issus des associations adhérentes. Pendant les dix années où j'y ai siégé nous n'étions généralement que cinq dans les réunions du C.A. En réalité nos réunions consistaient à entériner les décisions de la Présidente Émettre un avis différent était très mal vu, demander à consulter un document comptable était perçu comme une mise en doute de l'honnêteté de la Présidente (ancien Commissaire aux Comptes, en charge de la comptabilité au siège à Lyon).
Nos divergences d'opinion sont très nettement apparues lors de la préparation de la Loi de protection animale qui fut finalement votée au mois de janvier 1999, après bien des péripéties.
En 1990, quand notre association fut créée, il était formellement interdit de stériliser/identifier des chats pour les remettre où ils avaient été capturés, quelles que soient les conditions de vie qui leur étaient offertes. Pourtant, de nombreuses associations procédaient ainsi. Il me paraissait évident que la loi évoluerait et que cette activité parallèle à la gestion d'un refuge, deviendrait légale, qu'elle serait même encouragée.
Madame Hasson rejetait vigoureusement cette idée, soutenue par les trois autres participants à nos réunions qui m'avaient prévenue : ils seraient toujours d'accord avec Anne-Marie..
- " A vous entendre - me disait le Vice-Président - on aurait un jour une bonne femme à chats comme présidente ! "
Non seulement la loi de 1999 a reconnue le bien fondé de cette activité qui devenait légale mais, depuis le mois de janvier de cette année 2015, les Maires ne peuvent envoyer des chats en fourrière que s'il y a une impossibilité à mettre en oeuvre des actions de stérilisation/identification/remise sur site !
Toujours dans le cadre des travaux préparatoires à cette Loi, le Ministère de l'Agriculture souhaitait la création de Comités Départementaux de Protection Animale sous l'égide des Conseils généraux.
Dans les années 90, l'Essonne s'était doté d'un tel Comité, fondé par Monsieur Xavier Dugoin, alors Président du Conseil général. Ce Comité allait servir d'exemple. Or, en y regardant de très près, j'ai compris que ce soi-disant organisme de protection animale n'était qu'une "pompe à fric" qui privait de subventions les véritables acteurs de la protection animale en Essonne.
Si de tels Comités, au modèle de notre CDPAE (Comité Départemental de Protection Animale de l'Essonne) voyaient le jour partout en France, c'est toute la véritable protection animale qui risquait d'en pâtir.
Bien entendu, Madame Hasson qui refusait mes conclusions après que j'aie "épluché" tous les documents que j'avais en main, affirmait que le CDPAE c'était très bien, quelqu'un le lui avait dit au Ministère ! (sic)
C'est donc au Procureur de la République que j'ai livré le fruit de mes recherches ainsi qu'au Bureau de protection animale du Ministère de l'Agriculture.
Je m'étais opposée à l'autoritaire Anne-Marie Hasson, j'avais signé mon bannissement !
Avant cet épisode, bien des Administrateurs avaient claqué la porte, réalisant qu'on ne leur attribuait qu'un rôle de potiche. L'un d'eux, dans sa lettre de démission à la Présidente, s'exprimait ainsi : "Le seul dialogue qui vous convient, c'est avec des chaises vides".
Bien que cela soit tout à fait illégal, le Conseil d'Administration, du moins les inconditionnels de la Présidente, ont prononcé ma révocation et la radiation de notre Association.
Pour faire bonne mesure, cette décision illégale a fait l'objet d'une large publicité. Courrier envoyé à toutes les associations membres, au Bureau de protection animale du Ministère de l'Agriculture, au Président du Conseil général, à celui du CDPAE et bien sûr, au Maire de notre Commune. Aucun motif n'était évoqué ce qui laissait la place à toutes les suppositions ...
Cette mesure et la publicité qui en a été faite nous portait un grave préjudice, tant à notre association qu'à moi-même. Aussi nous avons déposé chacune une plainte auprès du Procureur de la République de Lyon, où si situe le siège de la Confédération Nationale <Défense de l'Animal>. .
La crème des avocats de l'Association a été utilisée contre moi mais... Nous avons gagné notre procès , le jugement devant être publié dans la revue éditée par la Confédération Nationale au grand dam de la Présidente !!!
Comment une petite association comme la nôtre pouvait-elle gagner un procès à Lyon, dans le fief de la Confédération ! Anne-Marie Hasson a immédiatement fait appel de cette décision in-com-pré-hen-sible.
L'appel n'étant pas suspensif notre association a été immédiatement réintégrée au sein de la Confédération et les dommages-intérêts versés et ... la Confédération a encore perdu en appel et a dû nous verser de nouveaux dommages-intérêts !
Epilogue : mon contact au Ministère de l'Agriculture m'a fait savoir que les Comités Départementaux de Protection Animale seraient réunis à l'initiative des Préfets et non pas des Conseils généraux.
Le CDAPE a été dissout, son fondateur a passé un peu de temps en "repos forcé" convaincu de nombreux détournements.
J'entretiens les meilleures relations avec l'équipe dirigeante actuelle de la Confédération Nationale <Défense de l'Animal>, grande famille à laquelle je n'ai jamais cessé d'appartenir par le cœur.
Voilà comment j'ai détruit la "pauvre Madame Hasson" !!
Toutes les révélations sensationnelles sur moi ou mes activités, sorties d'un cerveau malade sont du même tonneau !!
Il y a quelques jours, c'est un de mes proches qu'elle a interpellé pour le mettre en garde contre moi :
- "Ah, si vous aviez accès à son ordinateur, vous en apprendriez de belles ! ...
- "Elle est bien connue dans le domaine de la protection animale (ceci avec un mauvais sourire qui laisse clairement comprendre que ce n'est pas en bien que je suis connue).
- "D'ailleurs j'ai des dossiers sur elle !"
