GAROU, la triste histoire
Publié le 17 Septembre 2016
Personne ne connaît le début de l'histoire de Garou. Pour nous, elle commence au mois de janvier 2013 quand Michèle l'a découvert dans son jardin de Fontenay-les-Briis, entrain de manger le pain sec qu'elle avait jeté pour les oiseaux.
Il avait certainement un nom puisque quelqu'un l'avait fait castrer mais pas identifier ! Michèle tenta de trouver ses propriétaires, elle s'adressa à la Mairie du village qui la renseigna utilement : "Nous avons une association qui s'occupe des chats ...".
C'est ainsi que je fis la connaissance de Michèle qui devint membre de notre association, puis bénévole participant, entre autres choses, aux tournées de nourrissage des chats du parc de Bligny et enfin Administratrice de notre Association.
Nous voilà donc avec une amie de plus et un beau grand chat aux yeux verts. Si je lui ai donné le nom de Garou c'est que pendant le trajet vers la clinique vétérinaire où je le conduisais pour le faire identifier, il n'a pas arrêté de ... chanter !
Bien qu'il soit un très beau et très gentil chat personne ne s'est battu pour l'adopter. Un beau jour un couple d'amis, heureux "parents" d'une chatte tigrée comme Garou, vint à passer par là.
"Elle" tomba raide amoureuse de notre Garou et fit part de son désir de l'adopter. "Lui" en bon gestionnaire, père de famille, fit remarquer qu'ils n'avaient pas les moyens d'assumer financièrement deux chats.
Quelques jours plus tard, "Elle" reparla du chat pour lequel elle avait eu un vrai coup de foudre. S'entendrait-il avec la chatte de la maison, très jalouse de son territoire ? Chez moi, les chats sont toujours un peu trop nombreux. Si Garou était accueilli ailleurs, il n'allait pas me manquer...
Ma longue expérience m'a appris qu'un chat qui entre dans une famille où il parvient à se faire accepter par un autre animal et gagne le cœur de ceux qui lui ont ouvert leur maison, finit toujours par être adopté.
Tout le monde peut se tromper ...
Au mois de janvier 2016, "Elle" m'apprend que la chatte de la maison qui avait fini par accepter, plus ou moins, la présence de Garou, vient de décéder. Elle était âgée et avait été victime d'un AVC. Bien soignée par sa famille aimante, elle s'est endormie pour toujours dans les bras de son maître qui la conduisait, une fois de plus, chez le vétérinaire.
Dans les semaines et les mois qui suivirent je m'attendais à recevoir la nouvelle de l'adoption de Garou, resté le seul chat de la maison.
Tout le monde peut se tromper ...
Samedi soir, 20 août, "Elle" m'appela pour me demander à quel vétérinaire je m'adressais en cas d'urgence quand la clinique habituelle est fermée. Brièvement j'appris que Garou n'allait pas bien... A cette occasion j'avançai l'idée que Garou pourrait peut-être être adopté par sa "famille"... Moment mal choisi ! (sic).
Dimanche matin j'ai pris des nouvelles de Garou et j'ai appris qu'il souffrait d'un ulcère à l’œil qui nécessitait la prise de médicament et l'application de pommade plusieurs fois par jour. Il serait conduit chez notre vétérinaire habituel pour un contrôle, mardi prochain.
Mercredi fin d'après-midi de passage chez notre vétérinaire pour, notamment, faire sortir le chat "LARGO" hospitalisé en urgence ce samedi 20 août au matin, avec une vilaine blessure à la tête, j'appris qu'une bénévole de notre association était passée avec un de nos chats, lequel chat devant subir l'énucléation de son œil "éclaté ! Quel choc de découvrir ce désastre !
Pauvre, pauvre Garou !! Il était mis sous antibiotique et anti-douleur en attendant la chirurgie qui interviendrait jeudi ou vendredi en fonction du planning des vétérinaires. .
Jeudi après avoir consacré la matinée au nettoyage quotidien de la chatterie, je pris connaissance de mes messages.
L'un deux émanant d' "Elle" m'expliquait que les choses avaient été claires dès le début, l'entretien d'un chat coûte cher... Garou ne serait pas adopté.
Un œil en moins, ce n'est pas la fin du monde. Garou est en bonne santé, il est calme et affectueux. Il a encore une longue vie à vivre. Nous cherchons pour lui, une vraie famille qui prendra soin de lui, qui acceptera sans doute de faire quelques petits sacrifices pour le soigner s'il est malade, en un mot, une famille qui l'aimera vraiment.
15 septembre, la cicatrice est belle... quelques sérosités s'écoulent encore. Notre blessé se laisse soigner très docilement.
Hier je le cherchais partout dans la maison... où avait-il pu disparaître ?





