SOS chats de l'hôpital de Perpignan
Publié le 18 Novembre 2018
Depuis plusieurs années je suis l'activité de cette association qui s'occupe si bien des chats d'un hôpital... Bien sûr je lis les publications sur son blog.
Je viens d'y découvrir un très joli poème qui nous "parle"... à nous qui avons de la tendresse pour les chats sans véritable foyer.
Poésie d'Henri Monnier , écrivain et caricaturiste français né à Paris (1799-1877).
Je vous le laisse apprécier, il est si joliment illustré de photos bien choisies.
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On les a fait venir ! - Le blog de l'association SOS Chats de l'Hôpital de Perpignan
Je suis le chat de cimetière, De terrain vague et de gouttière, De haute-Egypte et du ruisseau Je suis venu de saut en saut. Je suis le chat qui se prélasse A l'instant où le soleil passe, Dans...
http://hopital-chats-perpignan.over-blog.org/2018/11/on-les-a-fait-venir.html
Quand il s'agit d'exprimer nos sentiments pour les malheureux chats que nous tentons de protéger, nous devenons tous un peu poètes... Il y a des années je me rendais plusieurs fois par an en Guadeloupe. Je passais beaucoup de temps à sillonner l'île avec des bouteilles d'eau et des croquettes destinées aux malheureux que je rencontrais par dizaines. A cette époque, les municipalités faisaient distribuer des boulettes empoisonnées pour "réguler" cette population canine et féline. Les cadavres gonflaient au soleil, au bord des routes, avant d'être ramassés. J'avais réussi à intéresser un petit groupe d'enfants et, pour eux, j'avais écrit ce texte...
Aux enfants qui ont du cœur
Sous un maigre buisson, ils sont nés par hasard.
Les yeux à peine ouverts, en grappes vagissantes,
Accrochés à leur mère aux mamelles pendantes,
ont appris la misère de la vie de bâtard !
Assoiffés, les flancs creux, on les retrouve un jour
Allant le long des routes, écrasés de chaleur,
les pattes douloureuses, sans espoir ni secours,
quêtant leur nourriture, ne trouvant que la peur !
Qu'ils soient chats, qu'ils soient chiens, personne ne les veut.
On les chasse à grands cris ou à coups de bâton !
Ils voudraient boire notre eau ! manger quelques croûtons !
Qu'ils aillent crever ailleurs, ces horribles galeux !
Crever misérablement comme ils ont vécu,
C'est le sort de chacun, celui-ci massacré
Par une automobile, tous les membres rompus,
Agonisant sans fin, pattes écartelées.
Celui-là mort d'avoir enduré chaque instant
L'affreux élancement d'une plaie suppurante !
Cet autre torturé, les entrailles brûlantes
A exhalé sa vie en un gémissement.
Il avait avalé, confiant, reconnaissant,
La boulette de viande, appât empoisonné
Qu'une main criminelle lui avait donné.
On les dit dangereux, hypocrites et méchants !!
Pauvres chats, pauvres chiens de nos "Iles de France"
Qui demandent si peu pour donner leur amour !
Je voudrais vivre assez pour voir venir le jour,
Où devenus des hommes, vous prendrez leur défense !
