La question divise les amoureux des chats et rien n'indique qu'elle sera tranchée un jour. Chacun sa façon de voir selon son environnement...
Tout récemment j'ai reçu une bien triste nouvelle de notre amie et adhérente, Anne-Valérie. Dans un message touchant elle annonçait le décès de Phoebus qu'elle avait adopté le 7 juin 2010 par l'intermédiaire de notre association, il avait alors environ 2 ans. C'est une horrible maladie qui touche aussi les humains qui l'a emporté en à peine 2 mois : une tumeur du pancréas.
Je me suis posé la question : un chat qui avait vécu dans une petite ville d'environ 11 500 habitants pendant toutes ces années avait-il le loisir de sortir comme il le voulait ? Anne-Valérie a bien voulu répondre à cette question. Voici sa réponse, pleine de bon sens.
<<Phoebus était né en Janvier ou Juin 2008. Il y avait un doute. Il avait environ 2 ans quand je l'ai eu. A l'époque, j'habitais Place du Jeu de Paume à Arpajon et j'étais célibataire. J'ai emménagé avec Phoebus chez mon mari en Avril 2014. J'habite désormais une maison avec jardin et mon adresse est: ( ) boulevard Abel Cornaton à Arpajon.
Quand j'étais en appartement, Phoebus ne sortait pas dehors, malgré mon minuscule jardin en rez-de-chaussée. Quand je me suis installée dans la maison de famille de mon mari avec Phoebus, j'avais très peur du jardin qui lui donnait très facilement accès au boulevard devant chez nous. Il y a beaucoup de circulation de jour et la nuit les gens roulent trop vite. Je dis souvent que nous avons une autoroute devant la maison! J'avais acheté un harnais à Phoebus et je le promènais dans le jardin mais il ne se laissait pas faire. A l'époque, il se roulait et se débattait et parvenait toujours à le retirer. Je courais alors derrière lui dans le jardin quitte à faire des placages au sol comme au rugby! Il était toujours sous surveillance quand il était dehors. Puis j'ai réalisé que le bruit des bus et des mobylettes lui faisaient très peur et de lui-même il a appréhendé le danger de notre boulevard. Du coup, ces dernières années, il sortait comme il voulait le jour mais la nuit je le rentrais vers 22-23h et il passait toute la nuit à la maison (le plus souvent, sur mon lit auprès de moi). Je le cherchais systématiquement le soir et je ne me couchais pas s'il n'était pas rentré. Il le savait très bien. Il était très sage de ce côté-là (il rentrait plus tard l'été quand il faisait chaud - il voulait davantage profiter du jardin).
En toute transparence, mes enfants voudraient que je reprenne un chat mais le boulevard devant la maison me fait craindre le pire. La plupart du temps, les chats n'ont pas conscience du danger et les automobilistes ne sont pas tous des passionnés d'animaux... Le garder enfermé ne serait pas simple non plus car l'été, avec les fenêtres ouvertes, il trouverait le moyen de sortir de la maison... En ce qui me concerne, c'est trop tôt. La douleur est trop vive. Mon mari l'a bien compris mais il me dit aussi qu'il y a plein de chats qui aimeraient trouver une famille aimante. Vous pouvez utiliser mon témoignage comme bon vous semble. Je lis très régulièrement le blog de l'association et j'apprécie les articles qui sont dedans!
Bien à vous,
Anne-Valérie >>
La réponse de notre amie est pleine de bon sens et chacun pourrait s'en inspirer. Cette question mérite qu'on s'y attarde et que les propriétaires de chat évaluent sérieusement les dangers que leur animal doit affronter sans en avoir conscience.
Le texte que j'ai trouvé et que je publie ci-dessous pourrait les y aider.
Anne-Valérie est une adoptante de rêve, soucieuse de la sécurité de son chat. Très volontiers notre association n'hésitera pas à lui confier un autre chat.... quand elle se sentira prête à donner son amour à un petit animal qui en aura bien besoin.