Les chats libres de mourir - Par Hervé BÉLARDI.

Publié le 13 Février 2026

Après avoir lu l'article publié hier, Monsieur Hervé BÉLARDI  ami de longue date et ancien CHARGÉ DE MISSION de la Confédération Nationale Défense de l'Animal, m'a rappelé l'article qu'il avait publié sur ce sujet au mois de septembre 2010    Voici à la suite le paragraphe qui évoque les CHATS LIBRES :

(...)


Et nos animaux de compagnie dans tout cela ? Quels sorts ont été réservés aux descendants du chien Clochard ou du Chat Botté, oui, ce chat de gueux qui, par la ruse, la tricherie, d’une manière
particulièrement immorale mais guidée par la nécessité, va réussir à faire épouser une princesse au faux Marquis de Carabas sans le sou ? Comment rire avec nos enfants à l’évocation de ces contes quand les ombres faméliques des félins apeurés filent tous les jours devant nos yeux ?
Selon les chiffres (assez couramment utilisés pour affirmer qu’ils sont officiels), ce seraient 10,7 millions de chats qui vivraient en France à nos côtés. Ce chiffre est bien évidemment largement
en dessous de la réalité puisqu’ignorant les chats libres. Libres ? C’est ça la liberté ? Peur, froid, faim, douleur de blessures ou de maladies, c’est la liberté ? Souffrez le cri du cœur d’une grande protectrice des animaux qui m’écrivait cette semaine à leur sujet :


« (…) J'ai essayé, ici, de créer des espaces douillets, y accueillant
chacun une dizaine de chats. Pourtant castrés ou stérilisés, cela
n'empêche pas les "bagarres" ; du côté des chats "non domestiqués",
s'ils reconnaissent leur soigneur, sans pour autant se laisser
manipuler, la peur est toujours là, le regard est inquiet, la cache
existe, mais la fuite est impossible... Sont-ils vraiment heureux ??? »

 

Eh oui, le sort de ces millions de chats que nous voyons au quotidien filer d’une cache à l’autre n’est pas enviable : 100% de ces animaux, à l’espérance de vie très courte, ne mourront pas de vieillesse mais de mort violente ou de maladies non soignées, donc douloureuses.  Face aux euthanasies massives commises par les sociétés privées payées à cet effet - et grassement - avec nos deniers, face aussi aux exactions commises par des particuliers en mal de violence, nos associations ont réagi et proposent souvent aux élus des conventions de capture, stérilisation et remise sur site avec organisation du nourrissage. Bien moins onéreux que la capture- suppression inutile, barbare et totalement interdite, ces accords intelligents et dignes permettent, en collaboration avec la profession vétérinaire, de réguler les volumes avant qu’ils n’explosent et génèrent des problèmes de cohabitation.


Si cela a un coût pour nos associations (plusieurs millions d’euros en 2009 rien que pour les associations confédérées) et pour les communes qui acceptent parfois de mettre la main à la poche, c’est probablement la seule solution digne et durable pour que nos enfants puissent dire un jour sans risque de se tromper « il a l’air heureux le chat qui passe tous les jours manger au Chat’LM».


De grâce, particuliers amis des chats, faites stériliser vos compagnons. Par pitié, élus municipaux, ne refusez pas la main tendue des associations qui sont là pour vous aider et fuyez les sirènes des entreprises mercantiles qui ne feront que renvoyer le problème à l’année suivante en couvrant vos rues de sang.
Hervé BÉLARDI/ Président de la SPA d'Auxerre 

Rédigé par Monique/Hervé

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J
un bon résumé
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