Les Associations affiliées à la Confédération Nationale, un même code de déontologie

Publié le 17 Août 2013

J'ai souvent eu l'occasion de le dire et de l'écrire, la protection des animaux en France n'est pas le monopole d'une seule "SPA Nationale". Certes chacun sait désormais que d'autres associations ou fondations sont engagées dans cette noble tâche, les Fondations Brigitte Bardot, Trente Millions d'Amis, Assistance aux Animaux ... sont les plus connues mais, très largement, le public pense que toutes les associations dont le titre comporte le sigle "SPA" seraient rattachées à la SPA dont le siège est à Paris et qui se qualifie elle-même souvent de nationale.

Mais au fait, que signifie "national(e)" ? Voici la définition que donne le Larousse : Relatif à une nation ; qui appartient à une nation, par opposition à international

En cherchant cette définition j'ai trouvé une citation de Gilbert Louvain qui illustre bien la suite de ce billet :

"Le mot national est une étiquette qui falsifie un produit dans plus d'un cas".

Sur son site, la SPA dont le Siège est à Paris se définit ainsi :

"La SPA est la première association de protection animale créée en France. Elle a été créée en 1845 et reconnue d’utilité publique en 1860. La SPA agit grâce à :

- 150 000 donateurs fidèles - 20 000 adhérents - 3000 bénévoles, 600 salariés, 1500 délégués-enquêteurs - 56 refuges partout en France pour accueillir et héberger les animaux - 12 dispensaires pour soigner les animaux des propriétaires démunis - Une cellule anti-trafic pour démanteler les élevages clandestins - Des clubs Jeunes pour sensibiliser les adolescents à la protection animale"

Sans doute la SPA parisienne fut-elle la première à voir le jour en France (1845). Huit ans plus tard, soit 1853, la SPA de Lyon et du Sud-Est était créée. Bientôt de nombreuses autres villes françaises suivirent cet exemple.

Pour faire court, c'est en 1926 que la plupart de ces associations se groupèrent pour former la Confédération Nationale des Sociétés de Protection des Animaux de France et des Pays d'expression française, tout en restant juridiquement et financièrement indépendantes. Aujourd'hui elles sont environ 250. (La SPA parisienne et ses quelques filiales n'en font pas partie).

 

La majorité de ces associations dispose de locaux à usage de refuge, voire de fourrière. Certaines ont également ajouté une activité de pension pour générer des recettes qui participent au paiement de salaires et de charges sociales et bien sûr à l'activité du refuge : achat de nourriture, frais vétérinaires, produits de nettoyage, eau, électricité, etc.

Il n'est pas inutile de préciser que les responsables de ces associations (simples Administrateurs et Président, Secrétaire, Trésorier) oeuvrent bénévolement. Cependant, de nos jours le bénévolat ne suffit plus pour les faire fonctionner, en particulier quand elles gèrent des refuges importants, ouverts au public tous les jours ou presque. Une partie non négligeable des recettes est alors affectée au paiement des salaires d'un Directeur, d'agents animaliers et parfois même d'un vétérinaire à temps complet.

Si, comme je viens de l'indiquer les Associations affiliées à la Confédération Nationale sont juridiquement et financièrement indépendantes, elles ont adopté une même ligne de conduite et signent lors de leur affiliation un même Code de déontologie dont les termes sont réétudiés par le Conseil d'Administration en fonction de l'évolution des lois et des mentalités.

Je vous invite à prendre connaissance de la dernière version de ce Code de déontologie que nous venons d'approuver et de signer.

 

 

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Rédigé par Monique

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