Nous aimons les chats mais pas qu'eux...
Publié le 17 Juin 2013
Si nous aimons les chats, nous aimons aussi d'autres animaux qu'ils soient nés pour nous consoler, nous distraire, nous divertir ou ... nous nourrir !
Nous nourrir implique de mettre à mort (et dans quelles conditions !) des animaux qui sont autant d'être sensibles, susceptibles de ressentir la peur, le stress, la souffrance. Ceci est-il tolérable ? Devons-nous nous appliquer à ne pas y penser ou au contraire réfléchir et nous demander si nous ne devrions pas modifier un peu ou totalement nos habitudes alimentaires ?
Le dimanche 15 juin Le Mouvement pour la Cause Animale organisait une marche pour la fermeture des abattoirs à Paris, Toulouse, Londres, Istamboul, Toronto, San Diego et San Diego
"Parce que le critère de la non-appartenance à l’espèce humaine n’est pas un critère acceptable pour exploiter et tuer des individus sensibles,
Parce qu’il n’est en rien nécessaire de les manger (ni aucune de leur production) pour notre santé,
Parce que leur massacre se perpétue uniquement pour des raisons d’habitude, de tradition, de caprice gustatif et surtout de profit,
pour Eux,
pour les raisons que vous voulez,
Fermons tous les abattoirs, Abolissons la viande ;
il est temps."
"La chasse, la pêche et la cueillette sont les premiers modes de subsistance de l'espèce humaine et consistent en un prélèvement de ressources directement dans la nature. Les chasseurs-cueilleurs qui le pratiquent correspondent principalement à la société paléolithique. Ils sont contraints de s'adapter à leur environnement naturel et ne sont pas en mesure de le modifier au contraire d'une société basée sur l'agriculture et l'élevage dans laquelle les hommes chercheront à produire les ressources plutôt qu'à les prélever. Le chasseur-cueilleur peut devenir nomade lorsque les ressources naturelles viennent à manquer. Il chasse les animaux sauvages pour les manger, utilise leurs os pour fabriquer des outils et s'habille de leurs peaux. Il pêche grâce à des ressources également prélevées, comme les harpons fabriqués en corne. Il cueille des fruits et des plantes pour se nourrir et se soigner. La société de chasseurs-cueilleurs est caractérisée par l'absence de domestication animale ou végétale dans un but de production de ressources (viande, lait, laine, cuir...). Le chien, unique animal domestique des chasseurs-cueilleurs paléolithiques, n'est qu'un outil de prélèvement de ressources dans la nature. Il est en effet domestiqué comme auxiliaire de chasse et non pour la production de viande.
Certains peuples sont encore aujourd'hui chasseurs-cueilleurs. Ils sont toutefois très minoritaires et vivent tous au contact et sous la domination politique de sociétés agricoles et industrielles. De manière générale l'ensemble de l'Humanité était formée de chasseurs-cueilleurs jusqu'à ce que l'on nommait encore récemment la révolution néolithique et que l'on tend désormais à qualifier de processus de «néolithisation» allant du Mésolithique au Néolithique. L'homme passa alors d'une logique de prélèvement de ressources dans la nature à une logique de production de ressources par l'agriculture et l'élevage. Ce processus s'est accompagné d'une profonde mutation des sociétés humaines qui abouti aux différentes civilisations pré-industrielles."
Source : Wikipédia.
A bien y réfléchir, si nous avons intensifié l'agriculture et l'élevage pour produire encore plus, toujours plus afin de répondre aux besoins d'une population mondiale qui ne cesse de s'accroître, l'avons-nous fait de manière satisfaisante ? Je vous laisse répondre à ces questions : approuvez-vous l'utilisation d'engrais chimiques, de pesticides ? Les élevages concentrationnaires sont-ils acceptables ? Est-il légitime de tuer d'autres espèces vivantes pour se nourrir de leur chair ? La chasse qui est pratiquée dans nos pays dits civilisés ne sert plus qu'à distraire ; tuer des animaux, une distraction, un sport ? Sommes-nous tellement plus évolués que nos ancêtres du néolithique ?
Tant que les êtres humains continueront à répandre le sang des animaux, il n'existera pas de paix dans le monde. La distance qui existe entre la création des chambres à gaz à la Hitler et les camps de concentration à la Staline n'est que d'un pas, car tous ces actes ont été perpétrés au nom d'une justice sociale et il n'y aura aucune justice tant que l'homme empoignera un couteau ou un pistolet pour détruire des êtres plus faibles que lui.
Isaac Bashevis Singer ( 21 novembre 1902 - 24 juillet 1991)
Ecrivain polonais naturalisé américain - Prix Nobel de Littérature en 1978
Se poser ces questions essentielles n'a rien de nouveau :
"Le débat sur les droits des animaux n'est pas récent. Il a été initié par les philosophes les plus anciens. Au VIe siècle av. J.-C., Pythagore, le philosophe et mathématicien grec — qu'on a appelé le premier philosophe des droits des animaux réclamait le respect pour les animaux parce qu'il croyait en la transmigration des âmes entre humains et non-humains : en tuant un animal, on aurait pu alors tuer un ancêtre. Il défendait le végétarisme, rejetant l'emploi des animaux comme nourriture ou victime sacrificielle.
Peter Singer, dans son Oxford Companion to Philosophy, écrit que le premier chapitre de la Genèse décrit comment Dieu donna aux êtres humains la domination sur les animaux, modérée dans la Torah par des injonctions à la douceur ; par exemple, en ne faisant pas travailler ses bœufs lors du chabbat. Le Nouveau Testament est dépourvu de telles exhortations, Paul interprétant cette exigence au bénéfice des propriétaires humains et non des animaux eux-mêmes. Augustin considère que Jésus a permis au porc de Gadarène de se noyer dans le but de démontrer que l'homme n'a aucun devoir de prendre soin des animaux, une position adoptée par Thomas d'Aquin, qui dit que les humains ne devraient montrer de la charité envers les animaux que pour s'assurer que des habitudes de cruauté ne s'insinuent dans notre traitement envers les êtres humains, une position reprise par Locke et Kant.
Aristote, au IVe siècle av. J.-C., déclarait que les animaux se plaçaient loin en dessous des humains dans la scala naturæ, à cause de leur prétendue irrationalité, et parce qu'ils n'auraient pas d'intérêt propre. L'un de ses élèves, Théophraste, exprima son désaccord, se positionnant contre la consommation de viande en alléguant qu'elle privait les animaux de leur vie, et qu'elle était donc injuste. Les animaux, dit-il, peuvent raisonner, sentir, et ressentir de la même manière que les êtres humains. Cet avis ne prévalut pas, et c'est la position d'Aristote - selon laquelle les humains et les non-humains vivaient dans des règnes moraux différents parce que les uns étaient doués de raison et non les autres - qui persista largement jusqu'aux contestations de certains philosophes dans les années 1970.
Au XVIIe siècle, le philosophe français René Descartes soutint que les animaux n'avaient ni âme ni esprit, et qu'ils n'étaient que des automates complexes. Ils ne pouvaient donc ni penser ni souffrir. Ils seraient équipés pour voir, entendre, toucher, et même éprouver la peur et la colère, mais ils ne seraient pas conscients. En opposition à cette thèse, Jean-Jacques Rousseau, dans la préface de son Discours sur l'inégalité (1754), rappelle que l'homme a commencé comme un animal, bien que non « dépourvu d'intelligence et de liberté »14. Cependant, les animaux étant des êtres doués de sensibilité, « ils devraient participer au droit naturel, et … l'homme est sujet à de certains devoirs envers eux ».
Plus tard, au XVIIIe siècle, l'un des fondateurs de l'utilitarisme moderne, le philosophe anglais Jeremy Bentham, déclara que la souffrance des animaux est aussi réelle et moralement importante que la souffrance humaine, et que « le jour viendra où le reste de la création animale acquerra ces droits qui n'auraient jamais dû leur être refusés si ce n'est de la main de la tyrannie »15. Bentham considérait que la faculté de souffrir, et non la faculté de raisonner, devait être le critère pour évaluer le traitement juste des autres êtres. Si la capacité à raisonner en était le critère, plusieurs êtres humains, en comptant les bébés et les personnes handicapées, seraient traitées comme s'ils étaient des choses, écrivit-il en une citation célèbre.
Au XIXe siècle, Arthur Schopenhauer déclare que les animaux partagent la même essence que les humains, malgré le manque de faculté à raisonner. Bien qu'il considère le végétarisme comme excessif, il défend le respect envers les animaux dans la morale, et dénonce la vivisection. Sa critique de l'éthique kantienne contient une longue polémique, souvent passionnée, contre l'exclusion des animaux de son système moral."
Source : Wikipédia
