HOMERE le chaton noir...

Publié le 5 Avril 2013

Le 30 mars je vous ai promis de vous parler d'Homère le chaton noir capturé au début du mois de mars, cueilli à la sortie de la bouche d'égout dans laquelle il s'abritait. Sa photo, en compagnie de sa soeur Houpette est publiée à la suite de l'article du 8 mars.

Forcément, dans les premiers jours, il faut les maintenir en cage les chatons "sauvages" pour, autant que possible, les toucher, les caresser, les faire jouer dans l'espoir de les socialiser et en faire des chatons adoptables . Une bonne dizaine de jours plus tard, la porte de la cage reste ouverte. Ils se montrent prudents et n'en sortent pas tout de suite, ils observent leur environnement. La cage étant posée sur une table, ils disposent d'une chaise placée devant la cage qui leur sert de marchepied. On observe souvent le même rituel, après un premier petit tour de reconnaissance dans la chatterie, ils retournent vers la cage qui est devenue un abri, un endroit où ils se sentent en sécurité.

Très vite j'ai pu me rendre compte que Houpette n'avait aucune difficulté pour sauter du sol sur la chaise, de la chaise dans son couchage. Au contraire, Homère n'y retournait jamais seul ; il allait se cacher dans un bac à litière couvert où je le récupérais pour le remettre avec sa soeur. Qu'une chatte soit plus performante qu'un chat n'a rien d'anormal ! Les filles sont souvent plus dégourdies que les garçons !

Dimanche 24 mars les événements se sont précipités : tout à coup Homère ne marchait plus normalement, son bassin ne suivait plus, ses mouvements du train arrière étaient désordonnés ! Sa température corporelle était à peine trop élevée, je lui ai tout de même fait avaler un antipyrétique en espérant qu'il irait mieux le lendemain. Ce ne fut pas le cas. Annick le conduisit chez nos vétérinaires de Morsang sur Orge. Après avoir pensé qu'Homère souffrait d'un tassement des vertèbres pour une raison incompréhensible, le Docteur Grosset se rendit à l'évidence. Le problème était neurologique. Mais de quelle nature ? Peut-être une encéphalite ? Sans trop croire à son efficacité, il me proposa de tenter un traitement. Comment refuser de donner sa chance à un si jeune animal ? Une double antibiothérapie fut mise en oeuvre assortie de corticoïde. Si dans les deux premiers jours notre brave petit Homère réagissait en attaquant Aurélie qui lui administrait ses soins, très vite il resta prostré dans sa cage. Peut-être était-il stressé et déprimé. Vendredi après-midi je le ramenai à la maison. Le soir il était inerte, ses membres raidis. Bien sûr il était incapable de se nourrir mais il ne refusait pas les aliments que je lui faisais avaler de force en même temps que ses médicaments. A vrai dire je craignais qu'il ne meure pendant la nuit. Si sa température était normale, ses membres étaient froids. Je le couvris avec un lainage et approchai son couchage du radiateur électrique.

Quel soulagement de le retrouver en vie samedi matin ! Son regard était vif et je me persuadai qu'il se battait pour vivre, que les médicaments qu'il prenait bien allaient faire leur effet, que la nourriture que le lui donnais à la petite cuiller allaient lui redonner des forces. Oui je croyais au miracle comme celui dont j'avais été témoin avec Ashley, des années plus tôt.

Hélas, Homère est mort samedi après-midi sans qu'on sache bien pourquoi. Pourquoi s'attache-t-on si vite à un tel petit animal ? Pourquoi éprouve-t-on autant de peine quand il s'en va ?

Vous voulez une histoire plus gaie ? Celle d'Ashley que je viens de vous citer ? Je vous la livre à la suite telle que je l'ai écrite dans "La Lettre" du mois d'avril 2001.

Rédigé par Monique

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